Voici tout d’abord mon parcours, suivi d’une présentation de la méditation en pleine conscience, ainsi qu’une explication de ce que sont nos ressources cognitives.

 

  • Qui suis-je ?

 

Je m’appelle Clémence Mazzocco, Docteur en psychologie cognitive et instructeur en méditation pleine conscience.

Consultante en méditation et en gestion des ressources adaptatives, j’interviens auprès de particuliers, des entreprises et des Universités.

 

L’objectif principal est de relier le corps et le psychisme dans la gestion de nos ressources internes, à chaque instant, afin d’optimiser nos capacités d’adaptations.

 

 

 

Mon parcours 

Coté universitaire

Psychologue diplômée en 2012 par l’Université de Montpellier 3, j’obtiens mon Doctorat sur les ressources impliquées dans la gestion des pertes de mémoire en 2015. Depuis 2012, j’enseigne la psychologie à l’université (Montpellier 3 et Nîmes), et j’interviens également dans le récent diplôme universitaire « Communiquer et manager en conscience » à l’université Montpellier 2.

Passionnée par le fonctionnement humain dans sa globalité, je suis également titulaire d’un master d’ethnologie-sociologie.

De par ce parcours universitaire, j’ai à cœur de découvrir, développer et transmettre des outils, alliant validité scientifique et amélioration du bien-être au quotidien.

 

 

Coté méditation

Pratiquante en méditation mindfulness (pleine conscience) depuis 2012, je me suis formée en TCC (Thérapie cognitive et comportementale) basée sur la méditation pleine conscience avec l’association suisse des psychothérapies cognitives et l‘ADM en 2013.

J’exerce alors une activité de psychothérapeute proposant des programmes MBCT (Thérapie cognitive basée sur la méditation en pleine conscience) en groupe et en individuel, ainsi qu’une activité de consultante en gestion des ressources cognitives (mémoire, attention, perception, raisonnement, émotions) par la méditation pleine conscience dans le monde de l’entreprise.

 

Depuis 2015, j’ai animé pour la société Abscisses & associés de nombreux ateliers de mindfulness dans diverses entreprises pour améliorer la gestion des émotions. Je me suis alors formée à l’Institut du Management Responsable en 2015 (Abscisses & associés) pour intervenir dans ce contexte avec le plus de pertinence possible.

 

Notions Clefs

 

  1. La méditation pleine conscience

 

Méditer en pleine conscience signifie “orienter son attention dans l’expérience de l’instant présent, avec ouverture, bienveillance vigilance et sans jugement (Kabat-Zinn, 1994, 2004).

 

En apprenant à accueillir les sensations physiques, les émotions, les pensées et les éléments extérieurs (bruits, objets visuels), tout en choisissant la cible sur laquelle nous voulons être concentré, la méditation en pleine conscience nous permet de reconnaître ce qui est là, de dissocier ce sur quoi nous devons lâcher prise, et ce sur quoi nous pouvons agir (Segal, Teasdale, & Williams, 2016). De plus, les exercices attentionnels pratiqués – comme orienter son attention sur son souffle, son corps, tels qu’ils sont, avec ouverture-, permettent un affinement de nos capacités cognitives dont nous avons besoin pour nous adapter au quotidien (Troy, Shallcross, Davis & Mauss, 2013).

Il est cependant difficile de lister de manière exhaustive les apports de la méditation pleine conscience. Que ce soit au niveau cellulaire, comportementale ou relationnel, les ricochets de cette pratique sont puissants dans leurs globalités. Réduire son implication sur la gestion des émotions et des ressources cognitives est alors incomplète. En effet, la méditation agit au cœur même de notre perception, et dévoile une manière d’être en relation avec la vie, pleine de ressources.

 

 

Ancrage scientifique de la méditation pleine conscience

Conçue à la base pour gérer le stress, l’anxiété et la prévention des rechutes dépressives (Teasdale et al., 2000), le programme MBCT/MBSR a été conçu à partir de la méditation bouddhiste vipassana et samatha. Laïcisée, ce programme a été étudié et validé par la communauté scientifique. Il est aussi utilisé dans le traitement des addictions (Marlatt et al., 2004), l’accompagnement à la grossesse et à la parentalité (Du et al., 2012 ; Bedge et al., 2009 ; Vieten & Astin, 2008), la gestion des troubles alimentaires (Salomon & Sephton, 2011), la gestion des pertes de mémoires (Moss, Wintering & Roggenkamp, 2012 ; Newberg, Wintering & Khalsa, 2010), la concentration (Grabovac, Lau & Willet, 2011) ou encore la gestion des douleurs chroniques (McCracken & Vowles, 2014). Actuellement, la méditation en pleine conscience fait l’objet de nombreuses études et le potentiel des bénéfices de cette approche continue à se découvrir de jour en jour.

 

 

  1. Les Ressources cognitives

Tout d’abord, la psychologie cognitive est une science qui étudie le fonctionnement de nos aptitudes cognitives que sont la mémoire, l’attention, la perception, le raisonnement, les émotions, et plus récemment l’interdépendance physiologique et motrice (cognition incarnée).

Ces aptitudes nous permettent de fonctionner au quotidien, à travers nos différents rôles sociaux et professionnels, nos activités et nos états internes. Ils prennent alors la définition de « ressources », car ce sont des processus disponibles, évolutifs, modulables que nous pouvons utiliser différemment, selon la situation à laquelle nous devons nous adapter.

Contrairement à ce que pensait la psychologie durant des siècles, l’intégration du corps dans les ressources cognitives permet enfin de rendre compte d’un fonctionnement global. En effet, la théorie de la cognition incarnée démontre que le fonctionnement cognitif s’étend au travers d’un contexte, d’une situation, d’une tâche et d’états corporels présents (Varela, Thompson et Rosch 1991, Barsalou, 2008). En d’autres termes, toutes les opérations cognitives relatives à la mémoire, l’attention, la perception, le raisonnement et les émotions, sont fondamentalement enracinés dans les états actuels du corps et dans les systèmes sensori-moteurs du cerveau (Brouillet, Heurley, Martin & Brouillet, 2010).